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Orgasmes

Orgasmes

C'était déjà l'hiver. Il alla garer la voiture dans ce port de nature givrée, étincelante sous le faisceau des phares avant leur extinction.

Couchée, le dos plus bas que les hanches, cuisses serrées à sa taille, Frédéric la pénétra en se courbant vers elle, ramenant ses cuisses sur sa poitrine, genoux contre épaules, jambes fléchies à son cou. C'était leur position favorite. Quand elle avait écrit : Je ne suis bien que sous vous, c'était comme ça, et seulement comme ça, qu'elle jouissait dans le bruit de ses clapotis qu'elle aimait autant que lui.

Elle alimentait son lac intérieur au même rythme qu'elle perdait du liquide en éclaboussant sa vulve et le sexe inextinguible de Frédéric. Mais, ce soir là, et tous les soirs qui suivirent, son lac intérieur grossit d'on ne sait qu'elle source cryptique, mais assurément très chaude, fœtale, vitale, qui s'infiltrait et imbibait la toison de mouton sous ses reins. Leur plaisir était tel, et son excitation si emportée dans l'assaut qui suivi, que Frédéric bascula tout à coup et se retrouva tête en bas, les pieds appuyés au toit de la voiture… Elle avait suivi le mouvement, nouée à son bassin, pénis profondément enfoncé dans son sexe, plus loin qu'il ne fut jamais allé. Et là... tout au fond tapi de sa matrice comprimée, exprimée, pressée par cette position, s'est révélé pour la première fois le museau aux lèvres énormes et incroyablement, inimaginablement douces d'un MEROU, qui vint gober, sucer et lécher la pointe de son sexe... Il était suspendu, au propre comme au figuré, figé, stupéfait, se demandant ce qui arrivait et ne comprenant pas, rien, anéanti d'effroi délicieux et de terrifiance merveilleuse.

Jamais aucunes lèvres ne furent si délicates et sensibles au toucher de son sexe à lui, et cela, à l'intérieur de son sexe à elle ! Au centre d'une mer de torpeur dont aucun mot jamais, ne pourra qualifier la douceur. C'était le début de ce qui deviendrait en se développant et en évoluant, la grande crampe !

ddf

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