amour

Samedi 31 janvier 2009

L'amour est un autre monde, une sphère d'intimité et de tendresse pleine de sensualité. Il faut réellement quitter le monde conventionnel pour entrer dans celui de l'amour car le temps n'y a plus la même valeur, les sons et les odeurs non plus. C'est un monde étrange aux parfums et aux goûts puissants, dans lequel les personnalités changent. Les individus se fondent en harmonie; ils étaient individuels, ils deviennent accouplés. Ils étaient habillés, ils sont nus. Tout change et se transforme. Deux corps d'un même élan n'en forment presque plus qu'un, c'est l'union, la fusion. Les sensations éprouvées par l'un gagnent l'autre, la jouissance de l'un remplit l'autre. On quitte la terre pour une sorte de paradis! Le sexe est le centre du corps, il est mieux situé que le cœur et c'est sûrement lui, le sexe, qui est au cœur du corps. Je veux dire qu'il l'anime de sa flamme, il suffit de regarder un chat castré pour comprendre…

Par ddf
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Jeudi 29 novembre 2007
50b.jpg Faire l'Amour est un art, et de tous les arts, c'est d'évidence le plus complet, car c'est tous les arts à la fois dans leur quintessence ou l'essence la plus originelle et la plus chargée de gratifications cérébrales. La musique privilégie l'ouïe (et le cerveau, son support spirituel) ; la peinture, la vue et parfois l'odorat et le toucher; la gastronomie, le goût, l'odorat et la vue ; la parfumerie est également un art, qui atteint évidemment l'odorat, mais aussi la vue et le toucher du flacon ; et puis il y a la chirurgie, ou le toucher proprement dit, car j'entends par chirurgie, tout l'art des mains: sculpture, massage, tissage, modelage, etc... Mais, quand ces arts ne procurent qu'une joie partielle et relative au cerveau, comme la littérature, chargée de réminiscences par exemple, l'acte d'amour lui, réunit tous les plaisirs des sens dans leur complétude immédiate, impérieuse, sublime, — au point de s'élever en religion tantrique.        
Ainsi le Toucher : je ne connais rien de plus doux que la peau diaphane de l'intérieur des cuisses d'une femme, son creux poplité ou la tendresse érectile et humide de ses muqueuses... même la soie la plus fine, ne vit pas!                            
            Le Goût : la liqueur vulvaire dans son essence naturelle (celle d'un corps pur et propre) est le nectar le plus rare, le plus aphrodisiaque et non-millésimé ! (quoique...)                           
L'Odorat : comme pour le goût, l'odeur d'un sexe pur, la sueur d'une aisselle sont les véritables parfums, les plus vertigineux que j'apprécie. Il est vrai que j'aime autant la fraîcheur du savon que je la déteste si elle masque la senteur corporelle avant l'amour. Et je hais dans ce cas les parfums créés, fussent-ils les plus suaves… Et que dire de ces substances tueuses d'odeurs, ignobles et abominables, néfastes et insensées, les déodorants? Quel cerveau malade et criminel a pu concevoir et imaginer d'en donner l'utilisation dénaturée à tous les sots en mal d'hygiène obsessionnelle?
La Vue : les corps et les sexes ont tellement été célébrés par les peintres, les sculpteurs, les photographes... qu'il n'était point besoin de faire un dessin !                                
L'Ouïe enfin : le coït — ici œuvre de chair et d'esprit — est une symphonie, véritable musique des corps, la plus sublime, la plus chargée d'émotions ; il n'y a pas meilleur moyen d'exécuter parfaitement une partition que de la répéter, recueilli, d'en saisir inlassablement les nuances connues et inconnues, étranges, neuves ou familières. Chaque corps, chaque couple a sa musique. Cela peut prendre du temps pour en explorer la richesse. Je ne comprends pas le donjuanisme et la conquête éphémère, conquête de quoi ? Gaspillage, grappillage et fast-food, petite musique de nuit; broutilles et babioles, dispersion, distraction, enfantillage et marivaudage galvaudés...
ddf
Par ddf
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