Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 11:39

La vie oscille entre Voltaire et Rousseau, entre Confucius et Lao-tseu, entre Socrate et le Christ. Chaque idée nous possède pendant une période plus ou moins prolongée de notre vie. Nous la défendons avec plus ou moins de vigueur ou de succès, puis nous nous fatiguons de la lutte et nous passons à plus jeunes que nous le faisceau, bien aminci parfois, de nos convictions. Puis nous allons vivre dans les bois avec Lao-tseu; nous faisons amitié avec les animaux et nous sommes heureux, comme Machiavel lui-même, de converser avec de braves paysans; nous laissons le monde «cuire dans son jus» et nous ne songeons plus à la réformer. Peut-être brûlerons-nous, en partant, tous nos livres sauf un, et nous contenterons-nous de découvrir la sagesse dans le Tao-Te-Ching – c’est-à-dire le « Livre de la Route et de la Vertu». Tao signifie la Voie: c’est tantôt la voie de la Nature, tantôt la voie de la Sagesse taoïste; à la lettre: la Route.

   En principe, c’est une manière de penser ou de se refuser à penser, car, pour les taoïstes, la pensée est affaire de peu d’importance, qui ne sert que dans la discussion et, dans la vie, plus nuisible qu’utile; on trouve la Voie en rejetant l’intellect et toutes ses balivernes et en vivant modestement dans la retraite, de façon rustique tout en contemplant la Nature. Il ne faut pas confondre le Savoir et la Vertu; au contraire le nombre de filous s’est accru avec la diffusion de l’instruction. Le Savoir n’est pas non plus la Sagesse; rien en effet n’est aussi différent d’un sage qu’un «intellectuel».

Par ddf - Publié dans : philosophie
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 11:15

L'amour est un autre monde, une sphère d'intimité et de tendresse pleine de sensualité. Il faut réellement quitter le monde conventionnel pour entrer dans celui de l'amour car le temps n'y a plus la même valeur, les sons et les odeurs non plus. C'est un monde étrange aux parfums et aux goûts puissants, dans lequel les personnalités changent. Les individus se fondent en harmonie; ils étaient individuels, ils deviennent accouplés. Ils étaient habillés, ils sont nus. Tout change et se transforme. Deux corps d'un même élan n'en forment presque plus qu'un, c'est l'union, la fusion. Les sensations éprouvées par l'un gagnent l'autre, la jouissance de l'un remplit l'autre. On quitte la terre pour une sorte de paradis! Le sexe est le centre du corps, il est mieux situé que le cœur et c'est sûrement lui, le sexe, qui est au cœur du corps. Je veux dire qu'il l'anime de sa flamme, il suffit de regarder un chat castré pour comprendre…

Par ddf - Publié dans : amour
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 11:44

Etre à la fois Intellectuel et athée est à mon sens forcément un pléonasme parce que un croyant ne peut pas être un intellectuel, fût-il universitaire, magistrat, enseignant, médecin, philosophe, président, général, etc, etc. Les seuls intellectuels dignes de ce nom sont avant tout des scientifiques humainement responsables…

Prenez un athée, quel qu’il soit, et dites-vous que même s’il se targue d’être un non-croyant, cet athée s’est forgé objectivement au cours de sa carrière d’autres croyances rationalisées auquelles il adhère en non-connaissance de cause, et je ne prendrai qu’un seul exemple magistral parmi beaucoup d’autres : la magie de l’homéopathie… C’est un exemple (toujours parmi beaucoup d’autres) d’une croyance rationalisée. Je puis développer ce constat avec des arguments et une logique imparable, scientifique, que bien peu en définitive n’admettront, subjugués, submergés de certitudes fausses accumulées au cours d’une éducation incomplète à la vie adulte – éducation (ou formation) délivrée par de pseudo-savants, pseudo-intellectuels, formés dans de pseudo-universités ! (ces université que l’on trouve principalement dans le midi de la France, des pays de l’est et du monde musulman…)

 «on passe souvent la deuxième moitié de son existence à s'affranchir des mensonges de la première au lieu de découvrir de nouvelles vérités!»  (Pontiggia)

 

 

 

 

Par ddf - Publié dans : societe
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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 11:39

            La magie a toujours fasciné. Le monde a toujours été divisé entre ceux qui comprennent et ceux qui croient mais ne comprennent pas. Entre ceux qui recourent à la magie, aux superstitions et les autres. Ceux qui croient sont les plus nombreux. Ne parlons pas des simples (ceux qui prient pour obtenir une guérison), des primaires (comme les joueurs de foot qui se signent avant de monter sur le terrain) et des primitifs (qui font des sacrifices pour apaiser leurs dieux). Parlons des gens cultivés, qui ont fait des études supérieures, qui exercent des fonctions importantes ou pas et des responsabilités politiques, juridiques, économiques ou pédagogiques. Ceux qui exercent un pouvoir et qui croient toujours à la magie courante : les religions, l'homéopathie, l'acupuncture et toutes les croyances rationalisées. Bien sûr que les religions, l'acupuncture ou l'homéopathie obtiennent de très bons résultats, mais les mécanismes d'action ne sont pas du tout ceux que l'on croit ! L'irrationnel, l'ignorance et les émotions guident la majorité. Je ne rejette pas les émotions, que du contraire : elles sont heureusement le sel de la vie. Et l'amour, sous de nombreuses formes, est une bénédiction! – l'amour des enfants, des femmes et des hommes, l'amour du travail bien fait, l'amour de l'art, de tous les arts au sens large : la littérature comme la gastronomie, la sculpture comme la chirurgie, la musique comme la danse, la peinture comme la décoration, l'ameublement, la mode, l'élégance, la décontraction. L'art de faire du pain ou de faire du bien. L'art seul donne un sens à l'existence. Mais ce dont je souffre le plus, c'est l'incompréhension du monde, des uns envers les autres, par ignorance, par peur. L'ignorance qui est à chaque fois comblée par la magie et surtout la religion. La religion est mère d'intolérance et de culpabilité engendrant la crainte d’un au-delà qui, simplement, n'existe pas ! L'enfer et ses châtiments, le paradis et ses récompenses… Seule existe l'idée que l'on s'en fait. Mais comment une idée existe-t-elle? Oui, une idée existe jusqu'à en mourir : c'est ici que l'humanité se divise entre croyants et rationnels – il faudrait dire plutôt : entre croyances et réalité de la réalité, puisque la réalité inclut toutes les idées ! Une belle idée est irrésistible. L'idée du bonheur est idéale. Une idée que l'on croit bonne peut nous conduire aux pires horreurs (exemples : le nazisme ou le communisme – époque polpot… ). Notons que l'absence d'idée ou l'imprévoyance  sont aussi catastrophiques. C'est désespérant. Seule une infime minorité n'ignore pas que se sont les croyances qui rendent ce monde  invivable – ce monde si beau par ailleurs et sous bien des aspects, avec son humanité tellement attachante par sa générosité et son génie – mais dans un monde devenu un enfer pollué et surpeuplé d'ignorants, de croyants, de fous, de fanatiques, de handicapés mentaux et d'automobilistes…

Les croyants sont le pire obstacle à l'évolution, au changement, au bonheur. Les conservateurs ne sont-ils pas traditionnellement les chrétiens et la droite ? Heureusement qu'il y a cette infime minorité agissante pour nous faire évoluer, mais que cette évolution est lente, freinée par la majorité timorée.

 

« Croire est ce que vous autres, humains, faites le mieux » d'après M.S. Gazzaniga (The social brain)

 

Par ddf - Publié dans : croyances
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 20:37

Que la nature est belle quand elle est vierge de mouches, maringouins et moustiques! Les âmes lyriques, les poètes bucoliques sont de sacrés farceurs! Ils chantent l'hymne à la gloire de mère nature mais ne disent pas comme la mère est jalouse de sa gloire qu'elle défend en assaillant les intrus de bataillons de dards effilés ! La nature est si prévoyante qu'en plus des nuées ailées, elle organise des légions grouillantes de fourmis rouges aux morsures cuisantes et des brigades rampantes de scolopendres, scorpions et autres scories venimeuses... Qu'on ne me dise pas que mère nature est bonne ou je vous lâche un essaim de guêpes aux trousses! Non : la nature est inconsciente et dépensière! Elle dépense des trésors d'ingéniosité meurtrière pour sa survie. Elle gaspille ses semences au vent. Elle obéit comme vous aux nécessités du struggle for life mais y ajoute une confiance démesurément aveugle au hasard! Mère (ou Dame) Nature ne mérite pas que l'on se plie à ses lois hasardeuses et anarchiques.

ATTENTION : ça ne veut pas dire qu'il faille la maltraiter, la piétiner, la ravager ni la brûler, non! Il faut la domestiquer, la canaliser, la nettoyer, la décrasser, l'épouiller (non la dépouiller!) et la peigner, voire même la bichonner quand elle le mérite... c'est tout l'art écologique !

L'art écologique est l'art d'éduquer la nature. Il y a des choses que la nature fait très bien elle-même: comme un enfant, elle grandit toute seule; elle pousse, se blesse,  cicatrise, guérit... Mais qu'elle ne se mêle pas de vous varioler, vous paralyser, vous cancériser ou vous crétiniser: non! Quand elle abuse de votre confiance, je vous approuve formellement de la vacciner, l'irradier ou la psychiâtriser !

Quand vous verrez encore un beau paysage,  songez-y et  pensez à toutes les mouches et fourmis qu'il contient! Faites preuve de savoir-vivre pour l'estimer à sa juste valeur avant de prononcer enfin : « que la nature est belle ! »

Ce n'est pas bien difficile de s'exercer à la nature. En traversant un bois, au lieu de simplement passer dans le bois, asseyez-vous cinq minutes sous un hêtre et attendez... Vous serez bientôt la curiosité des mouches et des fourmis venant vous lécher puis, vous remarquerez d'autres animalcules plus timides faisant leur apparition discrète, vous ignorant le plus souvent, mais de temps à autre, avec un peu de chance, vous recevrez le baiser gluant d'une chenille sur le front ou la morsure d'amour fou d'une tique dans la peau!..  Quand vous l'aimez et que la nature vous aime, elle vous le rend de mille façons. Il y a l'ortie qui vous fait sentir sa passion brûlante et les ronces qui vous retiennent ardemment; la belladone fera dilater vos pupilles et la digitale fera battre votre coeur pour elle; le pavot vous étourdira, le curare vous paralysera et la chique de coca vous fera dépendre exclusivement d'elle! Que d'amour, que d'amour !
ddf

Par ddf - Publié dans : philosophie
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 09:25
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la Luxure
se paie le luxe d'importuner les envieux, les voyeurs, les flagorneurs, les culs-bénis, les tartuffes et les hystériques, atrophiés ou déficients glandulaires.
La véritable dépravation se dissimule le plus souvent sous les traits respectables du père - ou beau-père - de famille honnête, poli et bien élevé, qui depuis quinze ans viole en cachette ses filles, terrorisées et rendues folles pour la vie. 
ddf
Par ddf - Publié dans : philosophie
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 09:18
hitler.jpeg
52
millions de malades mentaux sur terre: à ce chiffre avancé par l'OMS s'ajoutent 150 millions de personnes souffrant de névrose, et 120 atteintes d'arriération mentale...
C'est oublier un peu vite les 95 % du reste qui ne jurent en priant qu'aux noms de dieu. Certains se lamentent contre un mur en s'accusant de tous les péchés du monde, d'autres tournent sept fois autour d'un tombeau drapé de fils d'or, et beaucoup font un signe de croix pour affirmer leur foi en des croyances incroyables.
ddf
Par ddf - Publié dans : societe
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 09:15
la Gourmandise
comme la curiosité, est un appétit insatiable de découvertes qui peut aussi se gaver de kilos de livres, ingurgiter des litres de bouillon de culture, se repaître d'art, digérer des théories et vomir des idées fausses
Le gourmand peut dévorer des yeux, de la langue, des mains, de l'ouïe et du nez, un corps aimé !
Ce que l'on prend pour un défaut, une tare, un excès peut très bien, selon les circonstances, devenir au contraire une qualité, un bienfait, une aubaine. Tout est relatif. 
ddf
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Par ddf - Publié dans : philosophie
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 09:13
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Par ddf - Publié dans : art
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /2007 10:12
l'Enfer
est un véritable casse-tête parce qu'il est à la fois partout et nulle part ; il y en a plusieurs et ils sont nombreux ! Etant partout et nulle part, il a le don d'ubiquité. C'est aussi bien « les autres » que soi-même, son ménage ou la maladie.
L'enfer se terre dans les villes aliénées et peut vous attendre au bureau, à votre travail ou chez le garagiste. Il figure narquois derrière le guichet des administrations, sous le zèle tatillon du fonctionnaire, dans le formulaire sibyllin qu'il vous tend sous le cachet de la poste faisant foi.
Il se nourrit de déchets toxiques et de pollution atmosphérique. ddf cenfer.jpeg
Par ddf - Publié dans : philosophie
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